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Représentation - Théâtre
02 Mar.
20:00 - 22:15
03 Mar.
20:00 - 22:15

Le Canard sauvage

Henrik Ibsen / Stéphane Braunschweig

Presentation

De Maison de poupée aux Revenants, Stéphane Braunschweig n’a cessé de monter ces drames d’Ibsen faussement bourgeois, où s’affrontent, sur fond de rongeante culpabilité, idéalisme hystérique et compromissions quotidiennes, vérités et mensonges. Le directeur de l'Odéon - Théâtre de l'Europe retrouve ici un type de personnage qu’il affectionne : le redresseur de torts, qui entend faire le bonheur des autres et les plonge dans le malheur. Une figure récurrente dans le théâtre du dramaturge norvégien.

Laminé par le sens du péché, Gregers reproche à son négociant en bois de père, Werle, d’avoir non seulement trahi et maltraité sa mère adorée, mais d’avoir aussi abusivement déforesté le pays. Jusqu’à des escroqueries, qui ont mené au bagne et au déshonneur le bras droit du négociant : le lieutenant Ekdal, désormais condamné à la pauvreté et à la folie. N’ayant jamais osé accuser publiquement le père qu’il déteste et redoute, Gregers imagine, au nom d’un idéal de transparence entre les êtres, une vengeance très perverse. Il s’introduit dans le foyer du fils d’Ekdal, Hjalmar, pour y distiller soupçon et obsession de la vérité, qui vont bientôt conduire tous ces antihéros fragiles, manipulables et manipulés, au fond de l’abîme.
La pièce est d’autant plus cruelle qu’y règne une ironie permanente, un humour froid, accentués encore par le jeu droit et sans pathos des magnifiques acteurs que dirige Stéphane Braunschweig. Ibsen est ici persuadé de la toute-puissance du mensonge, omniprésent dans ce monde où il est impossible d’entrevoir vraiment la vérité de toute réalité. N’est-ce pas finalement sur la scène des théâtres qu’on perçoit le monde au plus juste ?

À mesure que l’histoire plonge dans la catastrophe, elle gagne en puissance comique. Et Braunschweig réussit particulièrement bien le grand écart. LIBÉRATION

Distribution/Production

Texte Henrik Ibsen Traduction du norvégien Éloi Recoing Mise en scène et scénographie Stéphane Braunschweig
Avec Suzanne Aubert, Christophe Brault, Rodolphe Congé, Claude Duparfait, Charlie Nelson, Thierry Paret, Chloé Réjon, Anne-Laure Tondu et la participation de Jean-Marie Winling
Collaboration artistique Anne-Françoise Benhamou Assistante à la mise en scène Pauline Ringeade
Collaboration à la scénographie Alexandre de Dardel Costumes Thibault Vancraenenbroeck Lumières Marion Hewlett Son Xavier Jacquot Maquillage et coiffures Karine Guillem
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Production La Colline - Théâtre national, Paris
Le texte de la pièce a paru aux Éditions Actes Sud-Papiers.

Presse

Ibsen, effroi de Canard. Ce n’est pas la restitution réaliste du drame psychologique qui intéresse Braunschweig, mais ce qu’il appelle « le choc des idéaux et de la vie réelle ». On entend tout de la dimension philosophique du texte, de ses prolongements symboliques [...]. Mais on entend fort bien aussi « la vie réelle », restituée par une distribution harmonieuse, où chaque personnage a du relief. [...]. Tout cela suffirait à faire de ce Canard sauvage un spectacle intelligent et bien mené. Mais c’est encore mieux que ça. À mesure que l’histoire plonge dans la catastrophe, elle gagne en puissance comique. Et Braunschweig réussit particulièrement bien le grand écart.
LIBERATION

Quand le mensonge triomphe de la vérité... Les mises en scène de Stéphane Braunschweig sont nettes, sculpturales. D’une netteté, d’une rigueur qui laissent surgir tous les troubles. Il en règle lui-même les scénographies aux couleurs glacées, orchestre des espaces anguleux, des plateaux en pente, des architectures austères qui parfois se métamorphosent subrepticement au rythme des actes et de l’action dramatique comme dans cet éblouissant Canard sauvage, où il semble rétrécir, basculer. Et le spectacle atteint alors à un certain fantastique, qui surprend, dérange. [...]. La pièce est d’autant plus cruelle qu’y règne une ironie permanente, un humour froid, accentués encore par le jeu droit et sans pathos des magnifiques acteurs que dirige Stéphane Braunschweig.
TELERAMA

Jour de chasse. À la mise en scène épurée et tranchante de Stéphane Braunschweig, qui organise le jeu de massacre d’une mise à jour de la vérité dévorant sa victime sacrificielle [...] répond le jeu, sensible et poignant, d’une troupe d’acteurs toujours juste et soudée, alors même que leurs personnages dérivent et courent tous à leur perte.
LES INROCKS
2h30
  • Saison 15/16
TARIFS
PASS
Mer
02.
03
20:00
18/26
10/17
Jeu
03.
03
20:00
18/26
10/17

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