Quimper

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Gweltaz Hervé, Philippe Chasseloup, Stevan Vincendeau

@Marianne Simon

À travers moi

Voyage musical en images | Interview

Les 7 et 8 novembre, Gweltaz Hervé et Stevan Vincendeau présenteront leur concert illustré, « À travers moi », au public du Théâtre de Cornouaille. Un spectacle familial aux influences diverses, où l'image se met au service de la musique pour faire voyager le spectateur.

Hier après-midi, au Théâtre de Cornouaille, il suffisait de tendre l'oreille pour repérer la bonne salle. Celle de l'Atelier. C'est dans cette petite salle intimiste de 135 sièges que se jouera le spectacle du collectif À l'Envers, « À travers moi », les 7 et 8 novembre. Mais pour le moment, l'heure est aux répétitions. Pendant quelques jours, les artistes de ce road-movie musical sont en résidence au théâtre quimpérois pour peaufiner les derniers détails avant la répétition publique de jeudi. L'idée de ce spectacle est née il y a deux ans dans les têtes de Gweltaz Hervé et Stevan Vincendeau, le premier est saxophoniste, l'autre accordéoniste. Originaires de la région de Guérande, ils jouent ensemble depuis dix ans. « Ce projet est né il y a deux ans. Nous avions l'envie de créer quelque chose ensemble, un spectacle, un concert... Mais nous voulions autre chose qu'un simple duo de musiciens. On a alors eu l'idée d'agrémenter notre duo en y associant de l'image », explique Gweltaz Hervé.

 

L'histoire d'un singe...


Mais attention, « À travers moi » n'est pas un ciné concert. Ici, la musique composée par les deux compères est le point de départ du spectacle, contrairement à une bande originale de film où la musique vient se poser sur l'image. « Nous avons commencé par écrire une trame, une histoire. Ce spectacle, c'est l'histoire d'un singe qui voyage... C'est même un voyage onirique, plus qu'une histoire en tant que telle », ajoute le saxophoniste. « Donner trop de détails sur le fond de l'histoire, ça reviendrait à accorder trop d'importance à l'image alors que ce que nous voulons, précisément, c'est que le spectateur se laisse porter par la musique. C'est elle qui raconte l'histoire », complète Stevan Vincendeau. Le collectif s'est déjà produit en répétition publique il y a dix jours, à Saint-Nazaire (44). L'occasion pour l'équipe de revoir certaines parties du spectacle, en fonction des retours du public. « Cet exercice nous aide à faire des choix. C'est hyperpositif », commente Philippe Chasseloup, le metteur en scène.

 

Des ateliers avec les collégiens de Max-Jacob


Pendant quarante-cinq minutes, le duo de musicien emmènera donc son public, au gré de sa musique aux influences jazz, classiques ou encore bretonnes et des images projetées sur les écrans derrière eux. Parallèlement, la semaine prochaine, avant les deux représentations au Théâtre de Cornouaille, les deux artistes iront à la rencontre des collégiens des classes Cham (classes à horaires aménagés musicales) du collège Max-Jacob pour une série d'ateliers. « Il va s'agir de leur apprendre à créer une trame, à associer la musique et l'image... Et, bien sûr, avoir leur regard neuf sur notre travail sera aussi bénéfique pour nous », indiquent les artistes.


Marianne Simon © Le Télégramme | ME 25 OCT 2017

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