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Emile Parisien

Emile Parisien. Un saxo et des alliages !

Interview. Concert Jeudi 27 avril

Fondu dans son quartet historique, le saxophoniste de jazz Émile Parisien propose « double Screening », le jeudi 27 avril au Théâtre de Cornouaille : un spectacle inédit en format kaléidoscope, préparé et répété à Quimper.

Comment faut-il interpréter « Double Screening » le titre de votre tout nouveau show ?
Nous sommes tous submergés par les écrans. À un point d'ailleurs qu'on n'hésite plus à répondre à un mél sur son smartphone tout en jetant un oeil à la télévision ou à l'ordinateur maison. On s'est dit qu'il serait intéressant d'appliquer ce zapping permanent au monde de la musique. Il ne s'agit pas de dénoncer quoi que ce soit : on est des gens simples qui vivent dans notre société, pas des intellectuels ! Il faut prendre tout ça avec de la distance !

Sans trop dévoiler vos secrets de fabrication, quels seront les ingrédients de « Double Screening » ?
Grâce à YouTube, il n'y a rien de plus simple que de s'imprégner d'esthétiques aussi diverses que le rock, le classique, la chanson populaire, le jazz. On est très influencé par un tas de musiques. Le spectacle va zapper de manière très rapide entre les genres. De fait, nous nous inscrivons dans la génération « 2.0 »...

De quelle manière se manifeste concrètement la composition à quatre ?
La complexité du travail en équipe exige par définition une série de compromis. On met toutes nos idées sur la table : celui qui n'est pas d'accord est écouté jusqu'à ce que l'ensemble finisse par y trouver son compte. C'est un processus qui nous est familier, en fait. On a déjà fait trois disques et demi ensemble (sic), bref on se connaît...

En invité, il y aura pourtant un cinquième larron en la personne du clarinettiste Louis Sclavis. Expliquez-nous...
Louis Sclavis est une référence de notre génération, un gars qui fait une musique libre, très européenne. Un complément idéal !

Peut-on envisager, à moyen terme, un enregistrement de « Double Screening » ?
Disons que c'est une hypothèse. Rien n'est décidé. Un disque, c'est comme un passeport. Alors, pourquoi pas ?

Propos recueillis par Gilles Carrière © Le Télégramme

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