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A O Lang Pho

@Nguen The Duong

À Ô Làng Phô

Une beauté cosmique

Nous avions déjà aimé Làng Tôi, il y a quelques années, À Ô Làng Phô confirme tout le bien que nous pensions de ces circassiens d'un autre genre.  Le nouveau cirque vietnamien est un concentré de poésie, de grâce et de finesse. Une beauté ineffable qui s'exprime à travers des tableaux qui racontent la vie quotidienne.  Sur scène, seize acrobates et quatre musiciens nous délivrent de la lourdeur et de la tristesse.
Après la campagne, voilà la ville et ses mutations, placées sous la rondeur des jours et des nuits.  Tout est métaphore dans ce spectacle qui n'en finit pas de nous éblouir. Dans une lumière orangée, celle d'une nuit de pleine lune, sortent d'étranges créatures. C'est parti pour la métamorphose des paniers d'osier en carapaces, en disques, en soleils, en corps d'oiseaux. Matériaux essentiels de cette société asiatique, ils se partagent le fil conducteur avec l'autre élément porteur du spectacle, le bambou. Le meilleur ami de ses danseurs à la souplesse immatérielle.  
On s'émerveille, on rit aussi, car l'humour est loin d'avoir été oublié. Parce que la vie n'est pas faite que des souvenirs d'une époque révolue. Alors on danse, on se chamaille, on vit tout simplement dans ces appartements miniatures, symbolisés par des structures en échafaudages. Tout ce qu'ils font semble facile à faire, tant l'effort, engendré par ces jeux d'adresse, ces contorsions et ces acrobaties en tout genre, est gommé pour n'offrir que du plaisir. Fini le concept qui voulait que la performance soit visible. Place au cirque en apesanteur.

Ouest-France

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