;

Macbeth

@Nicky Newman

Macbeth

Un spectacle rare et puissant

Dans un spectacle rare et puissant, l'artiste sud-africain met en scène les combats fratricides du Congo.
Les artistes sont en place lorsque les spectateurs pénètrent dans la salle. À jardin, alignés sur deux rangs, immobiles, les chanteurs. À cour, un orchestre d'une douzaine de musiciens. Au milieu, une estrade surmontée à l'arrière d'un écran sur lequel seront projetées des images: tissus africains, oiseaux, textes, photographies. Un dispositif faussement statique pour un spectacle qui, littéralement, emporte !

Shakespeare est taillé franchement, Verdi, réinventé par Fabrizio Cassol. Le No Borders Orchestra dirigé par Premil Petrovic, les dix chanteurs lyriques qui incarnent les protagonistes et le chœur, tout cela donne un spectacle aussi puissant qu'émouvant. Avec une intelligence sans faiblesse, Brett Bailey nous donne à lire l'histoire de l'Afrique contemporaine, et celle du Congo en particulier, par-delà la trame de l'œuvre.

Dans les rôles des époux Macbeth, Owen Metsileng et Nobulumko Mngxekeza, sont parfaits. Ils donnent les moirures du chant et les nuances des personnages, de la sanglante férocité à la peur, de l'ivresse du pouvoir aux cauchemars qui les hantent jusqu'à la mort. Les trois sorcières sont des représentants des multinationales avides et, du chœur, viennent les autres personnages, tous excellents. Un moment unique.

Le Figaro

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer une navigation adaptée et réaliser des statistiques d'audience du site. En savoir plus

J'accepte