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Airelle Besson & Nelson Veras

@Lucille Reyboz

Airelle Besson

La presse en parle

Pour ce jeu de trompette-là, il faut chercher un oxymore. Puissance délicate ? Attendrissement viril ? Airelle Besson se reconnaît un maître, un seul, et qui suffirait à lui attirer notre sympathie : Tom Harrell. Un musicien qui réfléchit intensément à ce qu'il écrit et joue, et qui développe ses phrases avec une extraordinaire logique qui n'empêche jamais l'émotion, au contraire, qui la magnifie. Car, après tout, qu'est le jazz sans l'émotion, le feeling ? L'exhibition d'un savoir-faire, la performance. En anglais, le mot performance n'a pas cette connotation de machisme body-buildé, il signifie simplement que les musiciens prennent des risques sur scène.

De la même manière qu'ici Airelle Besson et Nelson Veras, sans doute le guitariste plus sous-estimé de la planète jazz, se risquent dans la solitude du studio comme ils le feraient sur scène. Airelle, les pieds bien campés sur terre, peut avoir les idées les plus aériennes, jamais elles ne sont nuageuses. C'est qu'elle a, sur chaque thème, ses propres histoires à raconter, en dialogue avec le Brésil tout intérieur de Nelson Veras, peut-être le musicien qui discute le mieux avec son propre inconscient, et qui donc poursuit avec celui de sa partenaire une rencontre qui tient de l'amour quand il se découvre. On assiste avec admiration et tendresse à cet échange plein de finesse et d'attention réciproque.

Télérama | Novembre 2015

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