L'Alvorada d'Ophélie Gaillard

Le Télégramme - VE 04 SEPT

En ouverture de la saison au Théâtre de Cornouaille, le 18 septembre, la violoncelliste Ophélie Gaillard invite le public à un concert baptisé « Alvorada », un voyage musical avec des escales en Espagne et en Argentine, le pays du tango.

Avec Alvorada (aubade en portugais), vous laissez le répertoire classique pour un voyage musical en direction de l'Amérique du sud et de l'Argentine.
C'est un répertoire que j'affectionne énormément depuis mon adolescence. Au fur et à mesure de mes voyages pour des tournées de concerts, j'ai eu l'occasion de rencontrer des musiciens, de jouer cette musique et de me rendre compte que le violoncelle la sert très bien. Pour le folklore espagnol, c'est assez évident mais même dans le folklore argentin, dans le tango. Il y a quelques pièces maîtresses qui sont écrites pour le violoncelle comme la sonate de Cassadò, le grand tango de Piazzola qu'il a écrit pour Rostropovitch et puis j'ai confié à Gabriel Sivak, un compositeur argentin, la mission d'arranger des tangos et des pièces pour le violoncelle. Pour ce concert, le voyage se poursuit puisqu'il y aura pas mal de morceaux qui ne sont pas sur le disque et qu'on a continué à explorer. C'est un répertoire tellement riche qu'on continue au fil des concerts et de la tournée à le renouveler.

Vous êtes aussi accompagnée de musiciens argentins.
Il y aura des musiciens argentins, Juanjo Mosalini, bandonéoniste et Gabriel Sivak, pianiste et Romain Lecuyer, contrebassiste, le seul Français avec moi mais qui a passé tellement de temps en Argentine qu'il est considéré comme plus argentin que les Argentins eux-mêmes. Il y aura aussi Sandra Rumolino, une chanteuse de tango magnifique.

Comment concevez-vous votre rôle au sein de ce quintet ?
Cela dépend des pièces. C'est comme ça dans tous les répertoires, baroque, romantique ou contemporain. Ce qui m'importe c'est la musique et pas l'ego. Il y a des pièces où le violoncelle est très en avant et d'autres où j'accompagne la chanteuse, où je fais un contrechamp avec le bandonéon. C'est vraiment une sorte de complémentarité des timbres et des instruments. Ce qui est incroyable, c'est la façon dont les timbres se mélangent. Le violoncelle et le bandonéon, cela va tellement bien ensemble qu'on a l'impression qu'ils sont faits pour jouer ensemble. Il y a le même souffle, la même articulation. C'est ce qui m'a donné envie de faire cet album.

Cela va être un concert assez festif et joyeux ?
Oui complètement. Parfois, il y a des gens qui disent que le tango, c'est toujours triste. Ce n'est pas faux. Il y a des thèmes qui sont tragiques, des amours malheureux mais, en même temps, il y a une énergie rythmique, un sens de la danse, des échanges très virtuoses entre instruments. Quand je sors d'un concert Alvorada, je suis complètement dopée. C'est un shoot magnifique.

Propos recueilli par Delphine Tanguy
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