Solistes de l’Orchestre National de France
et de l’Orchestre de Paris
Les solistes de l’Orchestre National de France et de l’Orchestre de Paris se rassemblent autour de deux œuvres célèbres rarement interprétées en concert : le Septuor de Beethoven et l’Octuor de Schubert. Composé à la toute fin du XVIIIe siècle, en 1799, le
Septuor de Beethoven s’inscrit dans une large production de musique de chambre, dont les premiers fruits remontent aux années 1790. Le compositeur allemand pratique alors ce genre musical pour répondre à des commandes, mais aussi pour expérimenter sa technique, ses idées, son sens de l’architecture et de la couleur instrumentale. À la jonction de deux époques, cette œuvre charnière s’éloigne par ses audaces du classicisme viennois. Le
Septuor connut une gloire peu commune, et son succès se prolongea au cours du XIXe siècle.
L’
Octuor fut composé en mars 1824 sur la commande du Comte Ferdinand Troyer, un clarinettiste de renom. Franz Schubert est alors rongé par la syphilis qu’il a contractée en 1822 et improductif depuis deux mois. Fasciné par Beethoven, Schubert se réfère à cette figure dominante de l’art musical de son temps. Son
Octuor en fa s’inspire largement du
Septuor opus 20 du grand maître allemand, tant par la formation instrumentale que par son architecture. Schubert reprend en effet l’instrumentarium de Beethoven (quatuor à cordes, clarinette, basson et cor), qu’il complète par un second violon, et de la même manière, conserve les six mouvements. De la virtuosité à l’émotion, ces deux monuments de la musique de chambre romantique, créés à Vienne à près d’un quart de siècle d’intervalle, seront interprétés par une formation composée de musiciens d’exception aux multiples talents, issus de deux prestigieux ensembles français.
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Production Maison de la Culture de Bourges / Scène Nationale