Le Concile d'amour
Oskar Panizza / Jean-Pierre Larroche / Michel Musseau
En réaction à la pensée autoritaire et à la censure, Oskar Panizza publie en 1894 un ouvrage sulfureux : Le Concile d’amour. Tragédie céleste et subversive, ce chef-d’œuvre de la littérature satirique et burlesque dénonce le pouvoir de l’Église et souligne l’absurdité de ses dogmes. une œuvre blasphématoire pour un opéra diabolique.

À la table de son divin banquet, l’écrivain allemand convie Dieu le Père, la Vierge Marie et le Christ, réunis pour statuer sur le châtiment que méritent les hommes ici-bas, en proie à une certaine frénésie sexuelle. À court d’inspiration, ils doivent se résoudre à faire appel au Diable, seul capable d’inventer une terrible punition. Ce dernier conçoit alors une créature maléfique qui répandra le poison par l’acte de chair.
Le Concile d’amour est une œuvre « irréalisable » sur scène parce qu’elle est excessive, énorme, bavarde. Elle convoque un casting incroyable : Dieu le Père, Marie, Jésus, le Diable, une centaine de figurants dont le Saint-Esprit, des dizaines de personnages, figures subtiles et caricaturales, quelques archanges, des amours, Marie-Madeleine, des martyrs et les ombres des morts… Irréalisable avec les outils classiques du théâtre mais pas avec les outils musicaux et les machineries en tous genres de Michel Musseau et Jean-Pierre Larroche.
Opéra pour voix, instruments et marionnettes, ce concile se veut musical, visuel et théâtral. Un concile éclaté, grotesque, râpeux, chantant, ironique, brut, malin comme le diable, roué comme la Vierge Marie, multiple et saturé comme la guitare électrique, tragique et violent comme la fureur de Panizza. Rendez-vous au Ciel… ou en Enfer !
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Coproduction
Théâtre de Cornouaille - Centre de Création Musicale - Scène nationale de Quimper, Angers Nantes Opéra, Compagnie Les Ateliers du Spectacle, Massalia - Théâtre de marionnettes Avec le soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles d’Ile de France - Ministère de la Culture et de la Communication Remerciement à l’Arcal – Compagnie nationale de théâtre lyrique et musical.
Avec François Bedel Diable et percussions, Frédéric Caton Dieu, Michaël Chouquet Jésus, Dalila Khatir Marie, Julien Desprez Guitare électrique, Anaïs Durin La Femme, François Fauvel Manipulateur et régisseur général, Fidel Fourneyron Trombone, Rebecca Gormezano Violon

Musique Michel Musseau
Scénographie et mise en scène
Jean-Pierre Larroche
Dramaturgie Frédéric Révérend
Costumes Marguerite Bordat Assistant à la mise en scène Balthazar Daninos
Collaboration à la scénographie Pascale Hanrot Chef de chant Christophe Magnien
Lumière Jean-Yves Courcoux Son Matthieu Parmentier

Les voix de Elise Caron, François Chattot
et le Choeur d’Angers Nantes Opéra, direction
Xavier Ribes
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