Tous les Algériens sont des mécaniciens
Fellag explore avec bonheur les rouages grippés d’une société en pleine mutation. Sous le capot d’un spectacle bien huilé, c’est l’Algérie de cet artiste qui se raconte. Tendre, parfois féroce mais toujours drôle, voici la chronique douce-amère d’un poète de l’humour noir. Un bidonville au large d’Alger, une terrasse ensoleillée, de grands draps blancs qui prennent l’air, des antennes paraboliques, une trottinette, une douche au compte-gouttes… Un couple devise sur l’état général du pays. Fauchés mais heureux, avec une verve toute méditerranéenne, Salim et sa femme observent le petit peuple algérien dans toute son absurdité, sa drôlerie et sa fraternité originelle.
L’humour est chez Fellag la politesse du désespoir, mais surtout un moyen de résistance. La mécanique, hissée au rang de sport national, lui permet d’évoquer les combines farfelues du système D local pour parer aux coupures d’eau ou fabriquer des paraboles avec des couscoussiers. De situations rocambolesques en portraits cocasses, l’humoriste glisse d’une histoire à l’autre avec la légèreté de la vie qui passe.
Dans ce conte des
Mille et une nuits version cambouis, à la frontière du politique et de la poésie, Fellag ausculte les maux de son pays natal et lève le voile sur une société où archaïsme et modernité jouent au chat et à la souris
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Production Société Volubile Productions Remerciements à Olivier Poubelle, l’équipe d’Astérios Spectacles, Dominique Delorme, l’équipe des Nuits de Fourvière