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UN FILS - 017

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Représentation - Théâtre
08 Avr.
20:00 - 21:45
09 Avr.
20:00 - 21:45

Un fils de notre temps

Ödön von Horváth / Jean Bellorini

Description

1937, Horváth écrit à un ami : « Il faut que j’écrive ce livre. Ça urge, ça urge ! Je n’ai pas le temps de lire de gros livres, car je suis pauvre, et il me faut travailler pour gagner ma vie, manger, dormir. Moi aussi, je ne suis qu’un fils de notre temps. » Avec ce texte impressionnant d’actualité, Jean Bellorini se fait l’écho d’Horváth pour mieux raconter une société rongée par la peur et le désoeuvrement.

C’est l’histoire d’un pauvre chien de chômeur, qui s’engage dans l’armée allemande pour échapper à la misère, avec l’espoir d’un monde plus simple, apparemment généreux. En révolte contre son père pacifiste incarnant pour lui le passé, tout à ses yeux justifie la domination du plus fort sur le plus faible et la prédominance du groupe sur celle de l’individu. Mais, blessé et écarté du combat, lâché par l’armée, il retourne à son misérable quotidien. Il entame alors une longue errance à la poursuite insensée de fantômes, tandis que la neige recouvre les rues…
Achevé en 1938 peu avant la mort abrupte de l’auteur, le roman éclaire par son extraordinaire perspicacité la carrière d’un soldat de la dictature. Conte universel teinté de visions poétiques et délirantes, Un Fils de notre temps raconte le glissement d’une société vers une idéologie guerrière et totalitaire. Ödön von Horváth démasque le nationalisme, le racisme au quotidien, la lâcheté, l’infamie d’une société désemparée par une crise sans précédent.
Après le succès de Tempête sous un crâne (accueilli en 2011), Jean Bellorini revient à Quimper avec son choeur de quatre comédiens-musiciens pour nous livrer la prose surprenante d’Horváth, rayonnante d’une poésie étrange et bouleversante.

Évoluant entre une table, quelques chaises, deux rangées de ventilateurs qui provoquent des tempêtes de neige, quatre comédiens se partagent la parole avec une virtuosité stupéfiante, une générosité et une sensibilité bouleversantes. Tour à tour conteurs, narrateurs, interprètes, se réunissant parfois en choral, ils sont tout à la fois le héros de Horvath et tous les autres personnages.
LA CROIX

Distribution/Production

Adaptation, mise en scène, scénographie, lumière de Jean Bellorini Assistante à la mise en scène Mélodie-Amy Wallet
Avec Clément Durand, Matthieu Tune, Gérôme Ferchaud, Antoine Raffalli
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Production Théâtre Gérard Philipe - CDN de Saint-Denis Coproduction Théâtre National de Toulouse Midi-Pyrénées - L’Atelier

Presse

Écrit par Horvath, en 1938, l’année de sa mort à Paris, alors qu’il fuyait l’Allemagne nazie, Un fils de notre temps est l’un de ses récits les plus noirs. Adapté et mis en scène par Jean Bellorini, il résonne avec une acuité particulière sur le plateau de la maison de quartier : une « boîte de théâtre » reconstituée, délimités par trois « murs » tendus de noirs – un au fond, deux sur les côtés. Loupiotes (des « servantes ») et projecteurs distillent une lumière sombre. Évoluant entre une table, quelques chaises, deux rangées de ventilateurs qui provoquent des tempêtes de neige, quatre comédiens se partagent la parole avec une virtuosité stupéfiante, une générosité et une sensibilité bouleversantes. Tour à tour conteurs, narrateurs, interprètes, se réunissant parfois en choral, ils sont tout à la fois le héros de Horvath et tous les autres personnages.
LA CROIX

De ce texte fascinant, le metteur en scène Jean Bellorini a tiré un oratorio à quatre voix pour quatre jeunes comédiens‐musiciens frais émoulus des écoles. Certains sont plus présents que d'autres, mais cette relative verdeur des interprètes donne paradoxalement une intensité supplémentaire à cet anti‐roman d'apprentissage consignant le désarroi d'un jeune chômeur allemand des années 1930. Dans cet état des lieux écrit vers 1938, l'écrivain austro‐hongrois donne la parole à un « apprenti soldat du Reich » qui embrasse le nationalisme comme un antidote à la misère. Tout cela finissant par le conduire droit au crime crapoteux. La cinglante vision de Horváth sonne, dans la société post‐7 janvier, tel un signal d'alarme...
TELERAMA

Les quatre interprètes alternent récit et musique en une polyphonie aussi riche qu’harmonieuse. Le héros solitaire gagne en complexité à cette figuration multiple : il prend les traits du doux, du nerveux, du brutal, de l’austère, de l’enfantin ou du moqueur. Il est tous les hommes ; il est l’essence de l’homme, infiniment pitoyable quand le sort s’acharne et désespérément misérable quand l’amour manque. Les images que parvient à faire naître ce spectacle à l’impeccable économie scénique et à la beauté sidérante sont poignantes et cruelles, poétiques et délirantes, drôles et bouleversantes. Elles placent ceux qui les créent au sommet de la maîtrise de leur art.
LA TERRASSE
1h45
  • Saison 14/15
TARIFS
PASS
Mer
08.
04
20:00
17/25
9/16
Jeu
09.
04
20:00
17/25
9/16

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